Dire au revoir et s’en aller

Voilà un autre sujet un peu compliqué à traiter pour moi puisqu’il me « force » à me souvenir de certaines choses. On connaît tous, je crois, ce sentiment de nostalgie qui nous envahit parfois ; celui qui nous rappelle qu’on a laissé certaines choses, certaines personnes derrière nous. Pour le meilleur et pour le pire. C’est parfois douloureux d’y repenser, de se replonger dans ces souvenirs si tristes mais pourtant si beaux. Mais alors… pourquoi dire au revoir et s’en aller ?

Je ne prétends pas donner une réponse à cette question ; ce serait inutile car impossible : il y a autant de raisons que de personnes. Mais une histoire, ça commence et ça finit. En tant qu’auteur, je le sais bien. Parfois il est essentiel de mettre le point final, même si ni l’auteur, ni le lecteur ne le veulent réellement : c’est tout à fait nécessaire. Aller trop loin, ce serait la première erreur d’une longue série. Il est, je pense, préférable d’arrêter un livre à un moment où tout va pour le mieux plutôt que d’attendre que rien n’aille plus. Et là, alors, il faut dire au revoir. Et s’en aller.

« Il faut toujours perdre une part de soi pour avancer », Tant que nous sommes vivants, Anne Laure Bondoux.

Que ce soit en amour, en amitié et aussi dur que cela soit, ce qui n’apporte rien d’autre que malheur, tristesse et désespoir doit être laissé de côté. Malgré les promesses, malgré l’envie et malgré l’énergie dépensée. Ça n’aura pas été en vain et cet au revoir n’est pas la fin ; c’en est une, certes, mais d’autres choses commenceront plus tard, et finiront peut-être elles aussi. Chaque histoire vous apprend quelque chose ; qu’elles se terminent ne veut pas dire qu’elle aura été un échec, au contraire.

« Les histoires qui finissent bien sont juste des histoires qui ne sont pas encore finies », Nos cœurs en désaccord, Krystal Sutherland.

J’adore ce livre certainement plus que n’importe quel autre, pourtant, je ne suis pas forcément d’accord avec Grace lorsqu’elle dit cela. Il existe tant de façons de finir une histoire ; elles peuvent aussi bien se finir. Et si, comme moi, un jour vous arrivez à relativiser assez les choses dans votre vie, alors vous serez certainement capable de voir que chaque fin en est une bien. Même si elle a été triste, même si elle vous fait pleuré pendant huit mois ; elle aura été la meilleure chose qui ait pu vous arriver. Cette fin, comme l’histoire qui se finit.

« Ne soit pas triste que ce soit fini, soit heureux que ça se soit passé », une amie.

Ce n’est pas une chose simple de voir seulement le bon côté de la chose, et pourtant, il y en a tant que l’on finit souvent par oublier, par tristesse, par colère même aussi. Voir quelqu’un s’éloigner, l’entendre vous dire qu’il doit partir et comprendre alors que vous ne vous reverrez certainement jamais, c’est dur, ça vous rend triste et en colère. Votre travail, alors, sera de ne pas oublier que vous avez aimé cette personne pour ce qu’elle était et que son départ ne la change pas. Vous l’avez aimée. Vous l’aimez peut-être encore. Vous l’aimerez sûrement encore quelque temps.

« Someday you’ll see the reason why, sometimes, yeah sometimes, there’s good in goodbye », Good in Goodbye, Carrie Underwood.

Je ne vous dirai pas qu’il ne faut pas se battre pour les personnes auxquelles vous tenez, au contraire. Je vous dirai simplement qu’il faut choisir ses batailles et que vous ne pouvez pas dépenser toute votre énergie à vous battre pour tout le monde. A ce moment où vous vous dites au revoir, relisez votre histoire une dernière fois et posez-vous la question « y a-t-il encore quelque chose à dire ? ». Si oui, alors allez-y, rattrapez cette personne et écrivez, bâtissez, tournez la suite de cette histoire. Si non, alors… laissez-la partir, pour elle comme pour vous.

« Laisse tout ça derrière toi, Tsell. Si tu emportes ton chagrin, il t’empêchera d’avancer », Tant que nous sommes vivants, Anne Laure Bondoux.

Parfois, aussi dire au revoir ne veut pas forcément dire au revoir à quelqu’un d’autre ; ou attendre que l’on nous dise au revoir. Parfois, c’est simplement laisser de côté ces émotions qui nous retiennent, simplement leur dire que nous n’avons plus besoin d’elles ; de la tristesse, de la colère, de la rancœur ; le malheur. Leur dire que d’autres nous attendent quelque part ; la joie, l’ambition ; le bonheur. Parfois, alors, il faut se dire au revoir. Et s’en aller. Accepter de s’abandonner, de changer de perspective et voir ainsi la vie autrement. Laisser derrière soi ce qui nous freine. S’en aller, parfois sans dire au revoir. Juste partir.

« May we meet again », The 100.

S’il suffisait d’aimer

S’il suffisait d’aimer, alors on s’aimerait et je n’écrirai probablement pas cet article. Mais pendant longtemps, l’on a considéré que tout le monde ne pouvait pas s’aimer. Aujourd’hui, si en France la loi a changé par rapport à l’homosexualité, l’homophobie n’en est pas moins présente – au contraire d’ailleurs puisque les statistiques s’accordent à montrer une augmentation de l’homophobie en 2016. Ici, on ne parlera pas de lois, ni d’international : je réserve ça pour un prochain article. Cet article est plus un article de pensées personnelles.

J’ai fait mon coming-out « public » le 12 février 2017, le jour de mes 18 ans. Je dis public, parce qu’avant cela, j’avais commencé par en parler à certains membres de ma famille et des amis. J’ai toujours à peu près su que ça se passerait bien, je savais pertinemment que je ne devrai pas m’en faire. Pourtant, ça reste quand même un moment terrifiant. Pour bien peu de choses, finalement… J’avais le cœur qui battait bien trop vite, je tremblais. Et le jour d’après, c’était oublié. Pourquoi je vous raconte cela, alors que tout s’est très bien passé chez moi quand chez d’autres il y a des conséquences terribles aux coming-outs ? Tout simplement pour vous montrer que, dans n’importe quel environnement, le coming-out fait peur. Simplement dire « je suis gay », ça fait peur, parce que pendant un court instant on imagine le pire : et si les autres ne l’acceptaient pas ? Il suffit de se renseigner un peu pour voir que les victimes de l’homophobie familiale restent nombreuses. Beaucoup sont mis dehors, ou frappés à cause de cela. Alors quand un hétéro vient me voir pour me dire « tu devrais t’en foutre et faire ce que tu veux », non. Juste, non, s’il vous plait. Ne soyez pas aveugles et regardez autour de vous. J’aimerai que tous les homsoexuels du monde puissent faire ce qu’ils veulent, mais il y a des tas et des tas de gens qui rendent ça impossible.

Quand un hétéro me dit « arrête de voir l’homophobie partout », j’ai juste envie de répondre qu’elle est partout. Encore une fois, il suffit juste de ne pas fermer les yeux sur tout ce qui se passe et de ne pas se cantonner aux médias habituels pour le remarquer. A croire que seuls les homosexuels voient – pire même, imaginent !, l’homophobie. Nous sommes fous, les amis, on voit le mal partout. Peut-être que vous ne vous en rendez pas tous comptes, mais certaines blagues qui vont vous faire rire : elles sont homophobes. L’homophobie, et la banalisation de l’homophobie, passe par là. Aujourd’hui, il semble que la liberté d’expression permette aussi l’expression de pensées censées être des délits et punies par la loi. Non, vous ne devez pas pouvoir exprimer votre homophobie dans le plus grand des calmes comme si c’était tout à fait normal, parce que ça ne l’est absolument pas.

Oui, je ne ferai jamais d’enfants. Et alors ? Est-ce que ça me rend réellement moins légitime ? Il existe l’adoption. L’adoption, vous savez, lorsqu’un enfant est abandonné par ses parents hétérosexuels ? Mais non. Pour vous il est mieux qu’un enfant vive sans parents plutôt qu’avec deux parents du même sexe. « Ca crée un déséquilibre » « L’amour d’un père et d’une mère ». Ce sont vos paroles et vos idées stupides qui sont complètement déséquilibrées. L’amour, peu importe de qui il vient, reste le même. Un enfant a besoin de l’amour de parents, et deux papas, deux mamans restent des parents. Et maintenant, la science permet à des parents homosexuels de pouvoir être parents. Mais là encore, vous débattez, et refusez, criez des arguments sans queue ni tête, qui restent toujours les mêmes et qui peuvent être démontés de mille et une façon différentes. La nature, dites-vous. Dieu, hurlez-vous. Premièrement, nous ne sommes pas tous croyants, et cet argument ne fonctionne que pour vous, croyants (quoique faire passer votre homophobie derrière votre religion reste complètement homophobe hein)(par ailleurs, on a parfois vu passer 1/ des croyants homosexuels et 2/ des croyants absolument pas homophobe, et alors là ça tue encore plus l’argument religieux mais passons). L’homosexualité est bien plus « naturelle » que vous ne souhaitez vous le faire = elle existe depuis aussi longtemps que votre hétérosexualité, et même chez les animaux.

Alors s’il suffisait d’aimer, on s’aimerait et ça irait ; mais aujourd’hui encore malheureusement, on ne peut pas aimer qui l’on veut sans être victime d’une certaine discrimination. Il existe des degrés différents, certes, mais ça n’en reste pas moins de l’homophobie. D’une simple blague, remarque, à des coups, le degré est certes différent mais l’idée reste la même : homophobie. Cœur sur toutes ces personnes hétérosexuelles qui ne sont jamais tombées dans cette haine des homosexuels et qui soit s’en foutent royalement, soit soutiennent nos droits. Parce que, oui, je répète, nous, homosexuels, avons aussi des droits, parce que nous, homosexuels, sommes parfaitement normaux et parfaitement humains, au même titre que n’importe quelle autre personne sur cette Terre.

Bref. Il suffit d’aimer. Sincèrement. Il suffit que vous aimiez ce qui ne vous ressemble pas, ce qui est différent de vous. Parce que la mixité sous toutes ses formes, c’est ce qu’il y a de plus beau, et ne serait-il pas déplorable de vivre dans un monde fait d’un seul et même type de personne ? Des homosexuels dans ce monde, est-ce que cela change réellement quoique ce soit à votre vie ? J’en doute. Aimez-vous parce qu’il suffit simplement d’aimer.

La confiance en soi


Demandez-moi mes qualités, et je ne saurai pas vous répondre. Demandez-moi mes défauts et nous sommes partis pour deux heures au moins de conversation. C’est mon cas, mais c’est aussi celui de beaucoup d’autres : je n’ai pas confiance en moi, en mes capacités et en ce que je suis.

Je suis incapable d’entreprendre quelque chose sans me remettre entièrement en question : « quel interêt ? » « Suis-je assez intelligent ? » « Assez fort ? » « Je n’y arriverai pas ! » Et parfois, ces doutes de moi-même m’empêchent d’aller au bout de quelque chose, par peur de l’échec. L’échec est effrayant, et vous ne me ferez jamais croire le contraire quoiqu’il en soit : on a tous peur d’échouer un jour. Et parfois, lorsque l’on manque de confiance en soi, alors on a cette impression que quoi que l’on fasse, on échouera toujours. Parce que nous ne sommes pas assez bons. Parce que nous ne sommes pas les autres, ces autres qui réussissent tout ce qu’ils entreprennent. N’est-ce pas ? On voit des montagnes là où il y a des collines, des tempêtes là où il n’y a qu’un peu de pluie. Alors on ne sort pas, on ne monte pas. C’est trop haut, trop violent. On n’y arrivera pas, à quoi bon essayer ? Je laisse ma place à ceux qui ont leurs chances… C’est un manque de confiance qui nous fait imaginer qu’on est incapable, en dessous des autres. Parce que les autres sont plus grands, peut-être, plus intelligents, peut-être, plus beaux, peut-être.

Parce qu’il y a ces gens qui vous disent que vous êtes faibles et nuls. Ceux qui vous rabaissent et vous humilient. Ceux qui pensent réellement qu’ils valent mieux que les autres, qu’ils sont plus beaux, plus intelligents, plus forts. Alors au début, vous rigolez juste un peu, mais vous commencez à douter de vous. Puis ça continue, encore et encore jusqu’à ce que vous ne vous fassiez même plus confiance parce qu’il y a des gens autour de vous qui nuisent à cette confiance. Ces gens qui chercheront chacun de vos défauts pour vous les jeter en pleine figure et ne vous faire voir que cela. Vous êtes gros. Vous êtes laids. Vous êtes bêtes. Vous êtes fragiles. Oh, vous avez tant de défauts !

Quand je me regarde dans le miroir, je ne vois que cela : mes défauts, bien trop nombreux. Effectivement, je suis moche, gros, pas musclé pour un sou, bête et fragile. Je ne vaux certainement pas grand chose, hein. Je n’aime pas mon corps. Oh, je ne me posais pas vraiment la question avant. Vous savez, avant ce culte de la beauté : l’homme musclé, sans gras. Mais maintenant, j’arrive à un stade où je déteste mon corps, je déteste me regarder. Pire, cela n’est pas que physique : pendant une longue et dure période de ma vie (coucou la Terminale), je me suis tellement remis en question : je détestais aussi ce que j’étais à l’intérieur. Bête, méchant, fragile. Je n’étais rien de bien. Je doutais de tout, tout le temps. Je ne pouvais rien faire sans m’insulter moi-même. Si j’avais pu me flageller je l’aurai fait. J’éprouvais tant de haine envers moi-même parce qu’un jour les autres m’avaient tant jeté mes défauts à la figure que j’avais fini par les croire quand ils me disaient que je n’étais fait que de défauts, que je n’étais rien de bien.


Ma photo de profil Twitter est une photo de moi – de moi et moi seul (celle que vous pouvez voir ici). Ca peut vous paraître anodin, mais j’ai passé du temps à la prendre, à la faire. Parce que je me trouve laid. Parce que j’avais peur de ce que diraient les autres. Pourtant je voulais absolument le faire : c’est, je crois, un premier pas vers la confiance en soi.

Fuck you all, toutes ces personnes qui pensent pouvoir décider de ce qui est beau ou laid. Finalement, la beauté est subjective. Vous avez votre propre façon d’être beaux, ou belles. Vous êtes certainement plus beaux/belles et plus intelligent(e)s et plus fort(e)s que ces gens qui vous nourrissent de vos défauts.

Oh, ce n’est pas facile, je ne vous dirai pas le contraire, mais il faut essayer. Regardez vous dans le miroir, chercher vos qualités parce que vous en avez. C’est évident, nous sommes faits de défauts et de qualités. Il faut apprendre à voir les deux ; pas seulement l’un ou l’autre. Aimez-vous, aimez les autres. Aimez les autres, parce qu’ils s’apprendront à s’aimer ainsi.

Ecoutez ces gens qui vous veulent du bien, ces gens qui vous nourrirront de vos qualités et de compliments. Ils ne sont pas hypocrites, ils ne sont pas juste gentils et n’essaient pas simplement de vous rassurer : ils vous disent la vérité, croyez-les. Aimez-vous comme vous êtes, changez si VOUS avez envie de changer mais ne changez pas parce que les autres vous ont dit que vous deviez changer. C’est votre choix, pas le leur. Ces gens qui vous veulent du mal ne méritent pas cette victoire sur vous, ils ne méritent de décider pour vous, ils ne le doivent pas.

Regardez-vous dans le miroir et faites-vous confiance, juste une fois. Croyez que vous êtes capables de faire de grande chose, et vous ferez de grande chose. Il suffit parfois simplement d’y croire, et voilà que vous vous donnerez les moyens.

Non, ce n’est pas facile, je le sais. C’est un travail au quotidien et qui ne s’arrêtera jamais parce que la confiance peut être ébranlée de tant de manières différentes. Pourtant il vous faut rester forts, parce que vous l’êtes, nous le sommes tous. Il suffit de croire en vous. Vous en êtes capable. Croyez en vous et ce sera là votre première victoire sur ceux qui vous veulent du mal.


J’ai quelques doutes quant à cet article – exemple du manque de confiance. Dois-je le poster ou pas ? Ai-je bien transmis ce que je voulais dire ? Je ne sais pas. Je l’espère.

Ayez confiance.


 

Comeback Kid

Bonjour bonjour !

            Voilà donc que le temps est venu pour moi de reprendre du service ! Et j’en suis très content ! Je me suis très bien reposé, j’ai pu m’occuper d’un certain nombre de choses, j’ai écrit, lu… enfin ! Je vais tout vous expliquer un peu plus en détail.

            Vous l’avez peut-être remarqué il y a un mois, mais ma décision de prendre des vacances hors réseaux sociaux a été annoncée de façon très brève. En fait, je l’avais moi-même décidé le jour même, c’est vous dire ! Mais pourquoi ? Sans trop entrer dans les détails, je peux juste vous dire que j’étais beaucoup trop fatigué, beaucoup trop déprimé pour m’accrocher à des choses qui me prenaient le peu d’énergie qu’il me restait encore à ce moment-là. Ç’a été deux années plutôt compliquées d’un point de vue personnel et j’étais à une période où je ne pouvais plus en supporter davantage. Ces vacances étaient nécessaires.

            DONC. J’ai enfin emménagé sur Rouen début juillet et alors là ! Alors là, c’était la consécration. Petit à petit, les choses ont commencé à reprendre leur place, elles se sont même parfois arrangées sur certains points. J’ai pu me reposer, j’ai lu et j’ai écrit. Et aujourd’hui, mon dieu, je peux le dire : je me sens merveilleusement bien. Enfin, dirais-je ! Ce fut long et fastidieux, mais c’est comme si en quittant ma ville j’y avais laissé toutes ces choses problématiques (et en fait c’est en l’écrivant que je me rends compte que ce n’est pas « comme si » ; j’ai réellement laissé derrière tout ce qui pouvait représenter un poids).

            MAINTENANT, je travaille jusqu’au 18 août pour l’instant. Bon, c’est tout pourri, de l’administration tout ça mais qu’importe, les journées passent un peu plus vite et ça va me faire de l’argent. Je suis aussi inscrit en fac de Lettres pour l’année prochaine. Je vous avoue que j’étais hyper motivé il y a encore un an pour aller en fac, mais maintenant je suis déjà soûlé (tellement que j’ai longuement songé à l’idée de ne pas faire d’études et d’écrire mais ça n’aurait pas été prudent…). Le but c’est d’arriver AU MOINS à trois ans, si je tiens jusque là… Si j’aime assez, j’irai jusqu’aux cinq ans, et sinon, bah, soit je serai motivé soit je le serai pas, on verra bien !

            MAIS BREF. Passons. En terme de lecture et d’écriture : mes objectifs sont loin d’être atteints, je l’admets, mais tant pis ! Ces vacances, finalement, même si j’ai écrit et lu de temps en temps, eh bien j’ai aussi parfois rien fait du tout. Le but c’était vraiment de me vider la tête, et je vous avoue que marcher fonctionnait aussi très bien : j’ai passé beaucoup de temps dehors.

            ALORS, j’ai quand même avancé dans Nathan et Amy T1 : Partir et Revenir ; je vois de mieux en mieux ce que je fais, où je vais, qui sont vraiment ces personnages, ce qu’ils cachent… Ce sont des choses que j’avais un peu dans la tête mais qui s’affinent au fur et à mesure de l’écriture. Et c’est là qu’il est génial pour moi d’écrire parce que je découvre aussi un peu tout en écrivant et j’adore ça. J’ai aussi avancé dans les corrections de Cas de Conscience : celles-ci devraient être finies très bientôt et alors là… ce sera encore une ou deux relectures avant de tenter l’envoi à des éditeurs. Parce que bon, depuis le temps, il est plus que temps, n’est-ce pas ?! J’ai aussi écrit et constitué un recueil de poèmes dont je ne sais pas trop quoi faire. Il est évident qu’en terme de poésie je n’ai pas le niveau nécessaire pour tenter l’édition traditionnelle : alors pourquoi pas l’auto-édition ? Mais là encore, j’hésite beaucoup. En fait, le « problème », c’est que dans ce recueil, très court (23 poèmes), je fais référence à quelque chose de très personnel, et je suis partagé entre l’idée de l’auto-éditer, ce que j’adorerai faire en soi, et l’idée de le garder parce que je ne sais pas si je peux réellement publier ça. Donc, j’y réfléchis encore et on verra par la suite à quelle conclusion j’en arrive.

            VOILA, je pense qu’on peut dire que j’ai pas chômé non plus, même si, comme je l’ai dit, j’ai pas été jusqu’où je voulais aller. Ce n’est pas bien grave, je refuse désormais toute forme de pression, j’écris comme ça vient et puis je finirai bien ça un jour.

            ET LE BLOG ? Eh bien ça va encore très légèrement changé : ça va vraiment devenir un blog de pensées tout ça : il n’y aura plus de bilans comme j’ai pu en faire, quelques avis parfois mais très peu, et je ne pense qu’il sera alimenté de façon très régulière : uniquement lorsque j’aurai besoin de vous parler de quelque chose. Là, ce sera beaucoup plus de la réflexion personnelle, un partage d’idées sur des thèmes très variés et pas forcément littéraires.

            ET comme je suis un forceur, allez écouter Comeback Kid de The Band Perry.

J’écris

        J’ai envie, aujourd’hui, de vous parler de cette passion que j’ai pour l’écriture. C’est une passion comme une autre, j’ai envie de dire. Certains aiment le sport, d’autres la cuisine, eh bien pour moi c’est l’écriture (et on peut même ajouter la lecture).

         J’ai commencé à écrire par envie. J’étais en quatrième, nous avions une rédaction à faire, je l’ai faite. Et malgré une note qui n’a pas été glorieuse, 10, j’ai aimé. Et j’ai continué. Au départ, j’écrivais vraiment par pure et simple envie, parce que j’aimais ça et que je ne voyais aucune raison de ne pas faire quelque chose qui me plaisait.

       Aujourd’hui, cependant, c’est légèrement différent. Il y a évidemment et heureusement, toujours cette envie et ce plaisir d’écrire, sans quoi je n’écrirai sûrement pas. Mais depuis la quatrième, soit cinq ans plus tôt, j’ai grandi, mon écriture et ma pensée avec.

       En grandissant, on voit les choses différemment. Le monde, les autres, soi-même. Adolescents, s’exprimer n’est pas aussi simple que ça devrait l’être. Inutilement, on grandit et on complique les choses un peu : on a parfois tendance à se renfermer sur soi-même, à ne pas parler assez de choses qui pourraient nous tracasser.

       L’écriture, c’est pour moi un moyen de faire passer des mots, des sentiments que je ne saurai jamais transmettre oralement. Je me sens tellement plus à l’aise à l’écrit, et ce dans beaucoup de domaines : examens, sentiments… Alors j’écris, je dis ce que je pense à travers des poèmes, mais aussi à travers des romans. En tout cas, c’est ce que je souhaite, puisqu’à ce stade mes romans ne sont encore qu’en projet.

       Mais mes romans se forment autour de ce que je veux dire, et ça n’est pas seulement une histoire. Je veux parler de choses qui me tiennent à cœur et la plus évidente à cet instant c’est l’homosexualité. Un grand nombre de mes personnages sont et seront homosexuels. C’est un sujet à la fois personnel sur certains aspects, mais aussi tellement général. Mais ce n’est pas tout. En ce moment, le monde fait face à une vague de terrorisme, et je veux parler de cela aussi, et c’est ce que je tente de faire dans mon roman en cours bien que ce ne soit pas du terrorisme à proprement parlé. L’objectif, en parlant de choses concrètes et d’actualité, c’est pour moi d’explorer des choses un peu plus abstraites tels que les sentiments.

       C’est pour moi quelque chose qui est aussi réellement important et qui n’est pas négligeable. Nous sommes tous faits de sentiments, quels qu’ils soient. Et chacun de ces phénomènes d’actualité réveille des sentiments, et c’est sur ceux-là que j’essaie de baser mon écriture. D’un côté, j’aimerai n’écrire que de l’espoir. Mais d’un autre côté, j’ai aussi cette envie et ce besoin d’écrire la réalité, la nôtre, à un moment donné. Alors j’essaie d’allier les deux, puisque justement l’espoir, c’est notre réalité.

       J’écris pour dire des choses. Ce sont des engagements plus ou moins personnels et dans chacun des textes que vous pourrez lire de moi, vous tomberez parfois sur des pans de ma vie que vous ne saisirez pas dans leur intégralité sans le contexte qui va avec. Mais vous trouverez aussi des choses qui ramèneront inévitablement à notre monde, celui d’aujourd’hui.

       J’écris pour me libérer et dire des choses qui je ne saurais dire à l’oral et qui, de toute façon, ne seraient pas forcément écoutées. Je crois que je manie bien mieux les mots en les écrivant plutôt qu’en les disant simplement.

       Ce n’est pas très original ce que je vais dire là mais écrire c’est pour moi bien plus qu’une passion, c’est un échange entre les autres et moi, mais, j’ai presqu’envie de dire « surtout » entre moi et moi. C’est-à-dire que c’est en écrivant que je réussis à me comprendre, c’est en écrivant que je réussis à extérioriser.

       Je ne pourrai vraiment pas ne pas écrire. J’ai cette impression maintenant de ne vivre que pour ça, pour écrire, pour partager des histoires, des sentiments et tout un tas de choses.

       Donc, oui, j’écris, pour toutes ses raisons et rien ne me rend plus heureux.

Nos Coeurs en Désaccord

Dans un contexte personnel particulier, c’est un livre qui a eu une résonnance particulière pour moi et ç’a été une lecture tellement forte qu’il fallait que je vous en parle. Nos cœurs en désaccord a été écrit par Krystal Sutherland et publié en France par les éditions Pocket Jeunesse. Pas de spoilers, je vous le promets.

L’histoire suit Henry Page, un jeune lycéen qui vit une vie tout ce qu’il y a de plus normale. Mais il est évident qu’une vie d’ado ne peut pas être tout à fait normale, et il rencontre un jour l’étrange Grace Town.

Dès les toutes premières lignes du roman, je me suis dit : « Ok, j’aime ce roman ». L’écriture m’a tout de suite attrapé par sa simplicité et son naturel. J’avais vraiment l’impression qu’Henry Page est un adolescent, ce qui est plutôt bon, puisque c’est un adolescent. Ce que je veux dire, c’est que dans beaucoup de romans, je trouve, eh bien ces adolescents font toujours un peu plus adultes. Mais pour le coup, je me suis retrouvé face à cet adolescent un peu perdu et dans lequel je me suis reconnu sur pas mal de points.

D’abord, il écrit. C’est un point facile, et il ne m’en a pas fallu beaucoup plus pour que je l’apprécie. Il est même rédacteur en chef du journal du lycée, s’il vous plait.

Ensuite, c’est un enfant. Lui et Grace Town sont des adolescents un peu fous, vire bizarre et ce sont des caractères que j’apprécie. On en revient, encore une fois, au fait que les personnages ont vraiment l’air d’adolescents qui veulent profiter de leur adolescence avant de finalement passer à l’âge adulte et c’est une partie de ce qui les rend vraiment attachants car plus réalistes, ou en tout cas plus conforme à l’idée que moi je me fais des adolescents.

Mais surtout, c’est la fin et sa réaction face aux évènements qui m’ont touché, marqué et m’ont fait dire « ce gars, c’est moi ». Durant toute la durée des cinquante dernières pages, peu importe ce que disait ou pensait Henry, les sentiments dont il parlait, je lisais et je me revoyais moi. Tout était exactement pareil, et c’est certainement ce qui me fait tant aimer cette fin : elle représente une partie de ma réalité. C’est-à-dire que pour certains, peut-être que tout ce qu’il dira ou ressentira ne sera pas vrai/possible/concevable/réel, mais pour moi, c’est exactement ça.

Et de là vient le plein d’émotions que m’a fait ressentir ce livre. Du début à la fin, on ressent évidemment quelque chose, toujours différent au fur et à mesure de l’avancement du livre, avec plusieurs questions en tête, mais cette fin est réellement touchante, et bouleversante. C’est en tout cas l’effet qu’elle m’a fait lorsque je l’ai lu.

Rarement un livre m’a laissé un tel sentiment, un sentiment que je ne peux pas réellement décrire. Mais c’est un sentiment que j’aime ressentir quand je lis, cette impression que le personnage que l’on suit depuis le départ est exactement comme nous, qu’il peut nous comprendre et qu’on peut lui parler, mais par-dessus tout qu’il peut nous apprendre quelque chose, sur les autres, sur les évènements et sur nous-mêmes.

Vous l’aurez compris, ç’aura été un vrai coup de cœur pour moi parce que ce livre est tombé parfaitement. Plus tôt ou plus tard, peut-être ne l’aurai-je pas autant apprécié.