4 raisons de regarder Please Like Me

Aujourd’hui, on parle série ! Et pas n’importe laquelle, puisqu’il s’agit de Please Like Me, et je vous donne 4 raisons de la regarder ! (mais je pourrai en donner en donner encore une vingtaine, mais ça ne serait pas intéressant de me voir répéter autant de fois que cette série est géniale).


  1. C’est rapide.

Peut-être que pour certains ce n’est pas une bonne chose, mais pour d’autres ça peut en être une. La série se compose de quatre saisons de 6, 10, 10 et 6 épisodes chacune et ces épisodes ne dépassent pas les 30 minutes. J’ajoute aussi que la série est terminée, ce qui veut dire que vous pouvez tout regarder très rapidement sans avoir besoin à un moment donné d’attendre une petite semaine pour voir la suite. Je crois qu’en une semaine j’avais fini la série, c’est vous dire !

  1. C’est émotionnellement très sportif.

Vous allez passer du rire aux larmes assez rapidement. J’ai passé autant de temps à rire qu’à pleurer devant cette série, il y a quelque chose qui se dégage des acteurs, des personnages et de l’historie de façon générale, quelque chose qui rend le tout vraiment addictif et attachant. C’est réellement quelque chose de purement véritable ; c’est-à-dire que les choses ne sont pas toutes belles juste pour nous faire plaisir, mais elles ne sont pas toutes tristes juste pour nous faire pleurer. Il y a véritable équilibre qui donne cette impression de réalisme. C’est au final la vie d’un personnage ici qui peut se projeter ; même si on ne se voit pas dans le personnage lui-même, on comprend parfaitement les étapes par lesquelles il passe. Parfois, donc, vous allez être scotché devant votre écran à vous demander ce qui vient d’arriver, à pleurer toutes les larmes de votre, corps, et d’autres à rire comme jamais.

  1. Les personnages.

Ils sont tellement attachants ! Tous autant qu’ils sont. Josh, le personnage principal. Il est drôle, il est touchant. Parfois on ne le comprend pas, parfois on veut lui dire d’arrêter d’être un peu bête, mais au final, on ne se lasse pas de sa bêtise ! Et puis le groupe qu’il forme avec Tom et Claire est tout simplement génial. Puis, il y a tous les autres personnages et très sincèrement je ne sais pas trop quoi vous dire de plus, si ce n’est qu’on s’attache à chacun d’entre eux , ils sont tous incroyablement différents, drôle même s’ils peuvent nous agacer ou nous faire pleurer. On retrouve chez eux ce réalisme dont je vous parlais plus tôt : ils sont tout ce qu’il y a de plus humain, avec une vie plus ou moins normale et des aventures parfois tristes, parfois drôles, mais par dessus, c’est leur façon de gérer toutes ces choses qui est aussi très touchante. Ils forment tous un petit groupe solide et fragile à la fois et c’est vraiment beau à voir.

  1. Josh est gay.

Oui bon, ok, peut-être que vous, ça ne vous fait rien, mais moi j’apprécie. L’acteur qui joue Josh (Josh Thomas) et producteur de la série est lui-même homosexuel ; et j’apprécie assez le fait qu’on présente un homosexuel qui sort des clichés habituels. Déjà : il s’agit du personnage principal et non pas de l’ami fan de mode du personnage principal. J’adore. J’ai aussi beaucoup aimé la façon dont était traitée cette homosexualité : c’est-à-dire tout à fait normalement ; on la présente comme rien d’autre qui sorte de la normale, le personnage est juste gay, point.

Et à côté de cela, j’ai aussi adoré les autres personnages homosexuels qui apparaissent au cours de la série, des personnages sur lesquels je ne m’étalerai pas puisque je vous spoilerai. Ceci dit, je peux déjà vous dire qu’ils sont excessivement beau et que leurs personnages sont tout aussi géniaux, si ce n’est plus (cœur sur toi Arnold, l’amour de ma vie).


VOILA. Convaincus ? Déjà vue ? Dites-moi tout !

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Dire au revoir et s’en aller

Voilà un autre sujet un peu compliqué à traiter pour moi puisqu’il me « force » à me souvenir de certaines choses. On connaît tous, je crois, ce sentiment de nostalgie qui nous envahit parfois ; celui qui nous rappelle qu’on a laissé certaines choses, certaines personnes derrière nous. Pour le meilleur et pour le pire. C’est parfois douloureux d’y repenser, de se replonger dans ces souvenirs si tristes mais pourtant si beaux. Mais alors… pourquoi dire au revoir et s’en aller ?

Je ne prétends pas donner une réponse à cette question ; ce serait inutile car impossible : il y a autant de raisons que de personnes. Mais une histoire, ça commence et ça finit. En tant qu’auteur, je le sais bien. Parfois il est essentiel de mettre le point final, même si ni l’auteur, ni le lecteur ne le veulent réellement : c’est tout à fait nécessaire. Aller trop loin, ce serait la première erreur d’une longue série. Il est, je pense, préférable d’arrêter un livre à un moment où tout va pour le mieux plutôt que d’attendre que rien n’aille plus. Et là, alors, il faut dire au revoir. Et s’en aller.

« Il faut toujours perdre une part de soi pour avancer », Tant que nous sommes vivants, Anne Laure Bondoux.

Que ce soit en amour, en amitié et aussi dur que cela soit, ce qui n’apporte rien d’autre que malheur, tristesse et désespoir doit être laissé de côté. Malgré les promesses, malgré l’envie et malgré l’énergie dépensée. Ça n’aura pas été en vain et cet au revoir n’est pas la fin ; c’en est une, certes, mais d’autres choses commenceront plus tard, et finiront peut-être elles aussi. Chaque histoire vous apprend quelque chose ; qu’elles se terminent ne veut pas dire qu’elle aura été un échec, au contraire.

« Les histoires qui finissent bien sont juste des histoires qui ne sont pas encore finies », Nos cœurs en désaccord, Krystal Sutherland.

J’adore ce livre certainement plus que n’importe quel autre, pourtant, je ne suis pas forcément d’accord avec Grace lorsqu’elle dit cela. Il existe tant de façons de finir une histoire ; elles peuvent aussi bien se finir. Et si, comme moi, un jour vous arrivez à relativiser assez les choses dans votre vie, alors vous serez certainement capable de voir que chaque fin en est une bien. Même si elle a été triste, même si elle vous fait pleuré pendant huit mois ; elle aura été la meilleure chose qui ait pu vous arriver. Cette fin, comme l’histoire qui se finit.

« Ne soit pas triste que ce soit fini, soit heureux que ça se soit passé », une amie.

Ce n’est pas une chose simple de voir seulement le bon côté de la chose, et pourtant, il y en a tant que l’on finit souvent par oublier, par tristesse, par colère même aussi. Voir quelqu’un s’éloigner, l’entendre vous dire qu’il doit partir et comprendre alors que vous ne vous reverrez certainement jamais, c’est dur, ça vous rend triste et en colère. Votre travail, alors, sera de ne pas oublier que vous avez aimé cette personne pour ce qu’elle était et que son départ ne la change pas. Vous l’avez aimée. Vous l’aimez peut-être encore. Vous l’aimerez sûrement encore quelque temps.

« Someday you’ll see the reason why, sometimes, yeah sometimes, there’s good in goodbye », Good in Goodbye, Carrie Underwood.

Je ne vous dirai pas qu’il ne faut pas se battre pour les personnes auxquelles vous tenez, au contraire. Je vous dirai simplement qu’il faut choisir ses batailles et que vous ne pouvez pas dépenser toute votre énergie à vous battre pour tout le monde. A ce moment où vous vous dites au revoir, relisez votre histoire une dernière fois et posez-vous la question « y a-t-il encore quelque chose à dire ? ». Si oui, alors allez-y, rattrapez cette personne et écrivez, bâtissez, tournez la suite de cette histoire. Si non, alors… laissez-la partir, pour elle comme pour vous.

« Laisse tout ça derrière toi, Tsell. Si tu emportes ton chagrin, il t’empêchera d’avancer », Tant que nous sommes vivants, Anne Laure Bondoux.

Parfois, aussi dire au revoir ne veut pas forcément dire au revoir à quelqu’un d’autre ; ou attendre que l’on nous dise au revoir. Parfois, c’est simplement laisser de côté ces émotions qui nous retiennent, simplement leur dire que nous n’avons plus besoin d’elles ; de la tristesse, de la colère, de la rancœur ; le malheur. Leur dire que d’autres nous attendent quelque part ; la joie, l’ambition ; le bonheur. Parfois, alors, il faut se dire au revoir. Et s’en aller. Accepter de s’abandonner, de changer de perspective et voir ainsi la vie autrement. Laisser derrière soi ce qui nous freine. S’en aller, parfois sans dire au revoir. Juste partir.

« May we meet again », The 100.