Dire au revoir et s’en aller

Voilà un autre sujet un peu compliqué à traiter pour moi puisqu’il me « force » à me souvenir de certaines choses. On connaît tous, je crois, ce sentiment de nostalgie qui nous envahit parfois ; celui qui nous rappelle qu’on a laissé certaines choses, certaines personnes derrière nous. Pour le meilleur et pour le pire. C’est parfois douloureux d’y repenser, de se replonger dans ces souvenirs si tristes mais pourtant si beaux. Mais alors… pourquoi dire au revoir et s’en aller ?

Je ne prétends pas donner une réponse à cette question ; ce serait inutile car impossible : il y a autant de raisons que de personnes. Mais une histoire, ça commence et ça finit. En tant qu’auteur, je le sais bien. Parfois il est essentiel de mettre le point final, même si ni l’auteur, ni le lecteur ne le veulent réellement : c’est tout à fait nécessaire. Aller trop loin, ce serait la première erreur d’une longue série. Il est, je pense, préférable d’arrêter un livre à un moment où tout va pour le mieux plutôt que d’attendre que rien n’aille plus. Et là, alors, il faut dire au revoir. Et s’en aller.

« Il faut toujours perdre une part de soi pour avancer », Tant que nous sommes vivants, Anne Laure Bondoux.

Que ce soit en amour, en amitié et aussi dur que cela soit, ce qui n’apporte rien d’autre que malheur, tristesse et désespoir doit être laissé de côté. Malgré les promesses, malgré l’envie et malgré l’énergie dépensée. Ça n’aura pas été en vain et cet au revoir n’est pas la fin ; c’en est une, certes, mais d’autres choses commenceront plus tard, et finiront peut-être elles aussi. Chaque histoire vous apprend quelque chose ; qu’elles se terminent ne veut pas dire qu’elle aura été un échec, au contraire.

« Les histoires qui finissent bien sont juste des histoires qui ne sont pas encore finies », Nos cœurs en désaccord, Krystal Sutherland.

J’adore ce livre certainement plus que n’importe quel autre, pourtant, je ne suis pas forcément d’accord avec Grace lorsqu’elle dit cela. Il existe tant de façons de finir une histoire ; elles peuvent aussi bien se finir. Et si, comme moi, un jour vous arrivez à relativiser assez les choses dans votre vie, alors vous serez certainement capable de voir que chaque fin en est une bien. Même si elle a été triste, même si elle vous fait pleuré pendant huit mois ; elle aura été la meilleure chose qui ait pu vous arriver. Cette fin, comme l’histoire qui se finit.

« Ne soit pas triste que ce soit fini, soit heureux que ça se soit passé », une amie.

Ce n’est pas une chose simple de voir seulement le bon côté de la chose, et pourtant, il y en a tant que l’on finit souvent par oublier, par tristesse, par colère même aussi. Voir quelqu’un s’éloigner, l’entendre vous dire qu’il doit partir et comprendre alors que vous ne vous reverrez certainement jamais, c’est dur, ça vous rend triste et en colère. Votre travail, alors, sera de ne pas oublier que vous avez aimé cette personne pour ce qu’elle était et que son départ ne la change pas. Vous l’avez aimée. Vous l’aimez peut-être encore. Vous l’aimerez sûrement encore quelque temps.

« Someday you’ll see the reason why, sometimes, yeah sometimes, there’s good in goodbye », Good in Goodbye, Carrie Underwood.

Je ne vous dirai pas qu’il ne faut pas se battre pour les personnes auxquelles vous tenez, au contraire. Je vous dirai simplement qu’il faut choisir ses batailles et que vous ne pouvez pas dépenser toute votre énergie à vous battre pour tout le monde. A ce moment où vous vous dites au revoir, relisez votre histoire une dernière fois et posez-vous la question « y a-t-il encore quelque chose à dire ? ». Si oui, alors allez-y, rattrapez cette personne et écrivez, bâtissez, tournez la suite de cette histoire. Si non, alors… laissez-la partir, pour elle comme pour vous.

« Laisse tout ça derrière toi, Tsell. Si tu emportes ton chagrin, il t’empêchera d’avancer », Tant que nous sommes vivants, Anne Laure Bondoux.

Parfois, aussi dire au revoir ne veut pas forcément dire au revoir à quelqu’un d’autre ; ou attendre que l’on nous dise au revoir. Parfois, c’est simplement laisser de côté ces émotions qui nous retiennent, simplement leur dire que nous n’avons plus besoin d’elles ; de la tristesse, de la colère, de la rancœur ; le malheur. Leur dire que d’autres nous attendent quelque part ; la joie, l’ambition ; le bonheur. Parfois, alors, il faut se dire au revoir. Et s’en aller. Accepter de s’abandonner, de changer de perspective et voir ainsi la vie autrement. Laisser derrière soi ce qui nous freine. S’en aller, parfois sans dire au revoir. Juste partir.

« May we meet again », The 100.

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La confiance en soi


Demandez-moi mes qualités, et je ne saurai pas vous répondre. Demandez-moi mes défauts et nous sommes partis pour deux heures au moins de conversation. C’est mon cas, mais c’est aussi celui de beaucoup d’autres : je n’ai pas confiance en moi, en mes capacités et en ce que je suis.

Je suis incapable d’entreprendre quelque chose sans me remettre entièrement en question : « quel interêt ? » « Suis-je assez intelligent ? » « Assez fort ? » « Je n’y arriverai pas ! » Et parfois, ces doutes de moi-même m’empêchent d’aller au bout de quelque chose, par peur de l’échec. L’échec est effrayant, et vous ne me ferez jamais croire le contraire quoiqu’il en soit : on a tous peur d’échouer un jour. Et parfois, lorsque l’on manque de confiance en soi, alors on a cette impression que quoi que l’on fasse, on échouera toujours. Parce que nous ne sommes pas assez bons. Parce que nous ne sommes pas les autres, ces autres qui réussissent tout ce qu’ils entreprennent. N’est-ce pas ? On voit des montagnes là où il y a des collines, des tempêtes là où il n’y a qu’un peu de pluie. Alors on ne sort pas, on ne monte pas. C’est trop haut, trop violent. On n’y arrivera pas, à quoi bon essayer ? Je laisse ma place à ceux qui ont leurs chances… C’est un manque de confiance qui nous fait imaginer qu’on est incapable, en dessous des autres. Parce que les autres sont plus grands, peut-être, plus intelligents, peut-être, plus beaux, peut-être.

Parce qu’il y a ces gens qui vous disent que vous êtes faibles et nuls. Ceux qui vous rabaissent et vous humilient. Ceux qui pensent réellement qu’ils valent mieux que les autres, qu’ils sont plus beaux, plus intelligents, plus forts. Alors au début, vous rigolez juste un peu, mais vous commencez à douter de vous. Puis ça continue, encore et encore jusqu’à ce que vous ne vous fassiez même plus confiance parce qu’il y a des gens autour de vous qui nuisent à cette confiance. Ces gens qui chercheront chacun de vos défauts pour vous les jeter en pleine figure et ne vous faire voir que cela. Vous êtes gros. Vous êtes laids. Vous êtes bêtes. Vous êtes fragiles. Oh, vous avez tant de défauts !

Quand je me regarde dans le miroir, je ne vois que cela : mes défauts, bien trop nombreux. Effectivement, je suis moche, gros, pas musclé pour un sou, bête et fragile. Je ne vaux certainement pas grand chose, hein. Je n’aime pas mon corps. Oh, je ne me posais pas vraiment la question avant. Vous savez, avant ce culte de la beauté : l’homme musclé, sans gras. Mais maintenant, j’arrive à un stade où je déteste mon corps, je déteste me regarder. Pire, cela n’est pas que physique : pendant une longue et dure période de ma vie (coucou la Terminale), je me suis tellement remis en question : je détestais aussi ce que j’étais à l’intérieur. Bête, méchant, fragile. Je n’étais rien de bien. Je doutais de tout, tout le temps. Je ne pouvais rien faire sans m’insulter moi-même. Si j’avais pu me flageller je l’aurai fait. J’éprouvais tant de haine envers moi-même parce qu’un jour les autres m’avaient tant jeté mes défauts à la figure que j’avais fini par les croire quand ils me disaient que je n’étais fait que de défauts, que je n’étais rien de bien.


Ma photo de profil Twitter est une photo de moi – de moi et moi seul (celle que vous pouvez voir ici). Ca peut vous paraître anodin, mais j’ai passé du temps à la prendre, à la faire. Parce que je me trouve laid. Parce que j’avais peur de ce que diraient les autres. Pourtant je voulais absolument le faire : c’est, je crois, un premier pas vers la confiance en soi.

Fuck you all, toutes ces personnes qui pensent pouvoir décider de ce qui est beau ou laid. Finalement, la beauté est subjective. Vous avez votre propre façon d’être beaux, ou belles. Vous êtes certainement plus beaux/belles et plus intelligent(e)s et plus fort(e)s que ces gens qui vous nourrissent de vos défauts.

Oh, ce n’est pas facile, je ne vous dirai pas le contraire, mais il faut essayer. Regardez vous dans le miroir, chercher vos qualités parce que vous en avez. C’est évident, nous sommes faits de défauts et de qualités. Il faut apprendre à voir les deux ; pas seulement l’un ou l’autre. Aimez-vous, aimez les autres. Aimez les autres, parce qu’ils s’apprendront à s’aimer ainsi.

Ecoutez ces gens qui vous veulent du bien, ces gens qui vous nourrirront de vos qualités et de compliments. Ils ne sont pas hypocrites, ils ne sont pas juste gentils et n’essaient pas simplement de vous rassurer : ils vous disent la vérité, croyez-les. Aimez-vous comme vous êtes, changez si VOUS avez envie de changer mais ne changez pas parce que les autres vous ont dit que vous deviez changer. C’est votre choix, pas le leur. Ces gens qui vous veulent du mal ne méritent pas cette victoire sur vous, ils ne méritent de décider pour vous, ils ne le doivent pas.

Regardez-vous dans le miroir et faites-vous confiance, juste une fois. Croyez que vous êtes capables de faire de grande chose, et vous ferez de grande chose. Il suffit parfois simplement d’y croire, et voilà que vous vous donnerez les moyens.

Non, ce n’est pas facile, je le sais. C’est un travail au quotidien et qui ne s’arrêtera jamais parce que la confiance peut être ébranlée de tant de manières différentes. Pourtant il vous faut rester forts, parce que vous l’êtes, nous le sommes tous. Il suffit de croire en vous. Vous en êtes capable. Croyez en vous et ce sera là votre première victoire sur ceux qui vous veulent du mal.


J’ai quelques doutes quant à cet article – exemple du manque de confiance. Dois-je le poster ou pas ? Ai-je bien transmis ce que je voulais dire ? Je ne sais pas. Je l’espère.

Ayez confiance.


 

Comeback Kid

Bonjour bonjour !

            Voilà donc que le temps est venu pour moi de reprendre du service ! Et j’en suis très content ! Je me suis très bien reposé, j’ai pu m’occuper d’un certain nombre de choses, j’ai écrit, lu… enfin ! Je vais tout vous expliquer un peu plus en détail.

            Vous l’avez peut-être remarqué il y a un mois, mais ma décision de prendre des vacances hors réseaux sociaux a été annoncée de façon très brève. En fait, je l’avais moi-même décidé le jour même, c’est vous dire ! Mais pourquoi ? Sans trop entrer dans les détails, je peux juste vous dire que j’étais beaucoup trop fatigué, beaucoup trop déprimé pour m’accrocher à des choses qui me prenaient le peu d’énergie qu’il me restait encore à ce moment-là. Ç’a été deux années plutôt compliquées d’un point de vue personnel et j’étais à une période où je ne pouvais plus en supporter davantage. Ces vacances étaient nécessaires.

            DONC. J’ai enfin emménagé sur Rouen début juillet et alors là ! Alors là, c’était la consécration. Petit à petit, les choses ont commencé à reprendre leur place, elles se sont même parfois arrangées sur certains points. J’ai pu me reposer, j’ai lu et j’ai écrit. Et aujourd’hui, mon dieu, je peux le dire : je me sens merveilleusement bien. Enfin, dirais-je ! Ce fut long et fastidieux, mais c’est comme si en quittant ma ville j’y avais laissé toutes ces choses problématiques (et en fait c’est en l’écrivant que je me rends compte que ce n’est pas « comme si » ; j’ai réellement laissé derrière tout ce qui pouvait représenter un poids).

            MAINTENANT, je travaille jusqu’au 18 août pour l’instant. Bon, c’est tout pourri, de l’administration tout ça mais qu’importe, les journées passent un peu plus vite et ça va me faire de l’argent. Je suis aussi inscrit en fac de Lettres pour l’année prochaine. Je vous avoue que j’étais hyper motivé il y a encore un an pour aller en fac, mais maintenant je suis déjà soûlé (tellement que j’ai longuement songé à l’idée de ne pas faire d’études et d’écrire mais ça n’aurait pas été prudent…). Le but c’est d’arriver AU MOINS à trois ans, si je tiens jusque là… Si j’aime assez, j’irai jusqu’aux cinq ans, et sinon, bah, soit je serai motivé soit je le serai pas, on verra bien !

            MAIS BREF. Passons. En terme de lecture et d’écriture : mes objectifs sont loin d’être atteints, je l’admets, mais tant pis ! Ces vacances, finalement, même si j’ai écrit et lu de temps en temps, eh bien j’ai aussi parfois rien fait du tout. Le but c’était vraiment de me vider la tête, et je vous avoue que marcher fonctionnait aussi très bien : j’ai passé beaucoup de temps dehors.

            ALORS, j’ai quand même avancé dans Nathan et Amy T1 : Partir et Revenir ; je vois de mieux en mieux ce que je fais, où je vais, qui sont vraiment ces personnages, ce qu’ils cachent… Ce sont des choses que j’avais un peu dans la tête mais qui s’affinent au fur et à mesure de l’écriture. Et c’est là qu’il est génial pour moi d’écrire parce que je découvre aussi un peu tout en écrivant et j’adore ça. J’ai aussi avancé dans les corrections de Cas de Conscience : celles-ci devraient être finies très bientôt et alors là… ce sera encore une ou deux relectures avant de tenter l’envoi à des éditeurs. Parce que bon, depuis le temps, il est plus que temps, n’est-ce pas ?! J’ai aussi écrit et constitué un recueil de poèmes dont je ne sais pas trop quoi faire. Il est évident qu’en terme de poésie je n’ai pas le niveau nécessaire pour tenter l’édition traditionnelle : alors pourquoi pas l’auto-édition ? Mais là encore, j’hésite beaucoup. En fait, le « problème », c’est que dans ce recueil, très court (23 poèmes), je fais référence à quelque chose de très personnel, et je suis partagé entre l’idée de l’auto-éditer, ce que j’adorerai faire en soi, et l’idée de le garder parce que je ne sais pas si je peux réellement publier ça. Donc, j’y réfléchis encore et on verra par la suite à quelle conclusion j’en arrive.

            VOILA, je pense qu’on peut dire que j’ai pas chômé non plus, même si, comme je l’ai dit, j’ai pas été jusqu’où je voulais aller. Ce n’est pas bien grave, je refuse désormais toute forme de pression, j’écris comme ça vient et puis je finirai bien ça un jour.

            ET LE BLOG ? Eh bien ça va encore très légèrement changé : ça va vraiment devenir un blog de pensées tout ça : il n’y aura plus de bilans comme j’ai pu en faire, quelques avis parfois mais très peu, et je ne pense qu’il sera alimenté de façon très régulière : uniquement lorsque j’aurai besoin de vous parler de quelque chose. Là, ce sera beaucoup plus de la réflexion personnelle, un partage d’idées sur des thèmes très variés et pas forcément littéraires.

            ET comme je suis un forceur, allez écouter Comeback Kid de The Band Perry.