Comeback Kid

Bonjour bonjour !

            Voilà donc que le temps est venu pour moi de reprendre du service ! Et j’en suis très content ! Je me suis très bien reposé, j’ai pu m’occuper d’un certain nombre de choses, j’ai écrit, lu… enfin ! Je vais tout vous expliquer un peu plus en détail.

            Vous l’avez peut-être remarqué il y a un mois, mais ma décision de prendre des vacances hors réseaux sociaux a été annoncée de façon très brève. En fait, je l’avais moi-même décidé le jour même, c’est vous dire ! Mais pourquoi ? Sans trop entrer dans les détails, je peux juste vous dire que j’étais beaucoup trop fatigué, beaucoup trop déprimé pour m’accrocher à des choses qui me prenaient le peu d’énergie qu’il me restait encore à ce moment-là. Ç’a été deux années plutôt compliquées d’un point de vue personnel et j’étais à une période où je ne pouvais plus en supporter davantage. Ces vacances étaient nécessaires.

            DONC. J’ai enfin emménagé sur Rouen début juillet et alors là ! Alors là, c’était la consécration. Petit à petit, les choses ont commencé à reprendre leur place, elles se sont même parfois arrangées sur certains points. J’ai pu me reposer, j’ai lu et j’ai écrit. Et aujourd’hui, mon dieu, je peux le dire : je me sens merveilleusement bien. Enfin, dirais-je ! Ce fut long et fastidieux, mais c’est comme si en quittant ma ville j’y avais laissé toutes ces choses problématiques (et en fait c’est en l’écrivant que je me rends compte que ce n’est pas « comme si » ; j’ai réellement laissé derrière tout ce qui pouvait représenter un poids).

            MAINTENANT, je travaille jusqu’au 18 août pour l’instant. Bon, c’est tout pourri, de l’administration tout ça mais qu’importe, les journées passent un peu plus vite et ça va me faire de l’argent. Je suis aussi inscrit en fac de Lettres pour l’année prochaine. Je vous avoue que j’étais hyper motivé il y a encore un an pour aller en fac, mais maintenant je suis déjà soûlé (tellement que j’ai longuement songé à l’idée de ne pas faire d’études et d’écrire mais ça n’aurait pas été prudent…). Le but c’est d’arriver AU MOINS à trois ans, si je tiens jusque là… Si j’aime assez, j’irai jusqu’aux cinq ans, et sinon, bah, soit je serai motivé soit je le serai pas, on verra bien !

            MAIS BREF. Passons. En terme de lecture et d’écriture : mes objectifs sont loin d’être atteints, je l’admets, mais tant pis ! Ces vacances, finalement, même si j’ai écrit et lu de temps en temps, eh bien j’ai aussi parfois rien fait du tout. Le but c’était vraiment de me vider la tête, et je vous avoue que marcher fonctionnait aussi très bien : j’ai passé beaucoup de temps dehors.

            ALORS, j’ai quand même avancé dans Nathan et Amy T1 : Partir et Revenir ; je vois de mieux en mieux ce que je fais, où je vais, qui sont vraiment ces personnages, ce qu’ils cachent… Ce sont des choses que j’avais un peu dans la tête mais qui s’affinent au fur et à mesure de l’écriture. Et c’est là qu’il est génial pour moi d’écrire parce que je découvre aussi un peu tout en écrivant et j’adore ça. J’ai aussi avancé dans les corrections de Cas de Conscience : celles-ci devraient être finies très bientôt et alors là… ce sera encore une ou deux relectures avant de tenter l’envoi à des éditeurs. Parce que bon, depuis le temps, il est plus que temps, n’est-ce pas ?! J’ai aussi écrit et constitué un recueil de poèmes dont je ne sais pas trop quoi faire. Il est évident qu’en terme de poésie je n’ai pas le niveau nécessaire pour tenter l’édition traditionnelle : alors pourquoi pas l’auto-édition ? Mais là encore, j’hésite beaucoup. En fait, le « problème », c’est que dans ce recueil, très court (23 poèmes), je fais référence à quelque chose de très personnel, et je suis partagé entre l’idée de l’auto-éditer, ce que j’adorerai faire en soi, et l’idée de le garder parce que je ne sais pas si je peux réellement publier ça. Donc, j’y réfléchis encore et on verra par la suite à quelle conclusion j’en arrive.

            VOILA, je pense qu’on peut dire que j’ai pas chômé non plus, même si, comme je l’ai dit, j’ai pas été jusqu’où je voulais aller. Ce n’est pas bien grave, je refuse désormais toute forme de pression, j’écris comme ça vient et puis je finirai bien ça un jour.

            ET LE BLOG ? Eh bien ça va encore très légèrement changé : ça va vraiment devenir un blog de pensées tout ça : il n’y aura plus de bilans comme j’ai pu en faire, quelques avis parfois mais très peu, et je ne pense qu’il sera alimenté de façon très régulière : uniquement lorsque j’aurai besoin de vous parler de quelque chose. Là, ce sera beaucoup plus de la réflexion personnelle, un partage d’idées sur des thèmes très variés et pas forcément littéraires.

            ET comme je suis un forceur, allez écouter Comeback Kid de The Band Perry.

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J’écris

        J’ai envie, aujourd’hui, de vous parler de cette passion que j’ai pour l’écriture. C’est une passion comme une autre, j’ai envie de dire. Certains aiment le sport, d’autres la cuisine, eh bien pour moi c’est l’écriture (et on peut même ajouter la lecture).

         J’ai commencé à écrire par envie. J’étais en quatrième, nous avions une rédaction à faire, je l’ai faite. Et malgré une note qui n’a pas été glorieuse, 10, j’ai aimé. Et j’ai continué. Au départ, j’écrivais vraiment par pure et simple envie, parce que j’aimais ça et que je ne voyais aucune raison de ne pas faire quelque chose qui me plaisait.

       Aujourd’hui, cependant, c’est légèrement différent. Il y a évidemment et heureusement, toujours cette envie et ce plaisir d’écrire, sans quoi je n’écrirai sûrement pas. Mais depuis la quatrième, soit cinq ans plus tôt, j’ai grandi, mon écriture et ma pensée avec.

       En grandissant, on voit les choses différemment. Le monde, les autres, soi-même. Adolescents, s’exprimer n’est pas aussi simple que ça devrait l’être. Inutilement, on grandit et on complique les choses un peu : on a parfois tendance à se renfermer sur soi-même, à ne pas parler assez de choses qui pourraient nous tracasser.

       L’écriture, c’est pour moi un moyen de faire passer des mots, des sentiments que je ne saurai jamais transmettre oralement. Je me sens tellement plus à l’aise à l’écrit, et ce dans beaucoup de domaines : examens, sentiments… Alors j’écris, je dis ce que je pense à travers des poèmes, mais aussi à travers des romans. En tout cas, c’est ce que je souhaite, puisqu’à ce stade mes romans ne sont encore qu’en projet.

       Mais mes romans se forment autour de ce que je veux dire, et ça n’est pas seulement une histoire. Je veux parler de choses qui me tiennent à cœur et la plus évidente à cet instant c’est l’homosexualité. Un grand nombre de mes personnages sont et seront homosexuels. C’est un sujet à la fois personnel sur certains aspects, mais aussi tellement général. Mais ce n’est pas tout. En ce moment, le monde fait face à une vague de terrorisme, et je veux parler de cela aussi, et c’est ce que je tente de faire dans mon roman en cours bien que ce ne soit pas du terrorisme à proprement parlé. L’objectif, en parlant de choses concrètes et d’actualité, c’est pour moi d’explorer des choses un peu plus abstraites tels que les sentiments.

       C’est pour moi quelque chose qui est aussi réellement important et qui n’est pas négligeable. Nous sommes tous faits de sentiments, quels qu’ils soient. Et chacun de ces phénomènes d’actualité réveille des sentiments, et c’est sur ceux-là que j’essaie de baser mon écriture. D’un côté, j’aimerai n’écrire que de l’espoir. Mais d’un autre côté, j’ai aussi cette envie et ce besoin d’écrire la réalité, la nôtre, à un moment donné. Alors j’essaie d’allier les deux, puisque justement l’espoir, c’est notre réalité.

       J’écris pour dire des choses. Ce sont des engagements plus ou moins personnels et dans chacun des textes que vous pourrez lire de moi, vous tomberez parfois sur des pans de ma vie que vous ne saisirez pas dans leur intégralité sans le contexte qui va avec. Mais vous trouverez aussi des choses qui ramèneront inévitablement à notre monde, celui d’aujourd’hui.

       J’écris pour me libérer et dire des choses qui je ne saurais dire à l’oral et qui, de toute façon, ne seraient pas forcément écoutées. Je crois que je manie bien mieux les mots en les écrivant plutôt qu’en les disant simplement.

       Ce n’est pas très original ce que je vais dire là mais écrire c’est pour moi bien plus qu’une passion, c’est un échange entre les autres et moi, mais, j’ai presqu’envie de dire « surtout » entre moi et moi. C’est-à-dire que c’est en écrivant que je réussis à me comprendre, c’est en écrivant que je réussis à extérioriser.

       Je ne pourrai vraiment pas ne pas écrire. J’ai cette impression maintenant de ne vivre que pour ça, pour écrire, pour partager des histoires, des sentiments et tout un tas de choses.

       Donc, oui, j’écris, pour toutes ses raisons et rien ne me rend plus heureux.